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Répartition des groupements

Groupement Drôme Ardèche
7 square de la visitation BP 403
26004 Valence Cedex

Tél : 04 75 43 24 94
Tél : 04 75 42 00 67

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La Fnath association des Accidentés de la Vie Groupement Drôme Ardèche recherche des bénévoles.

Nous recherchons des bénévoles pour le Groupement Drôme Ardèche situé à Valence.
Nous recherchons des bénévoles pour l’ensemble des sections en Drôme et en Ardèche.
Vous souhaitez aider une association humanitaire et solidaire.
Défendre les droits et l’intérêt de toutes personnes en situation de handicap.
Faire entendre la voix de la Fnath dans les institutions départementales.
Sensibiliser les entreprises à la prévention des risques sur les lieux de travail.
Sensibiliser les conducteurs sur les accidents de la route.
Participer aux développements de la Fnath sur le département de la Drôme et de l’Ardèche.
 
Rejoignez-nous.
 
Vous êtes :
Jeune et avez du temps libre,
Salarisé à mi-temps,
Sans emploi,
Jeune retraité,
Retraité,
 
Vous souhaitez vous investir dans :
L’aide aux victimes (accueillir, écouter et conseiller).
La mise en place de nouvelle stratégie.
La mise en place d’une politique de communication (presse locale, site internet, réseaux sociaux).
La gestion administrative et financière.
La gestion de manifestations festives.
 
Nous vous proposons :
Des formations adaptées afin d’acquérir et/ou de compléter vos compétences.
Des rencontres différentes afin de pouvoir vous enrichir.
 
Nous avons besoins de vous et de toutes vos compétences.
 
Renseignement :      Mr Serclerat François
                                    Fnath, Association des Accidentées de la Vie
                                    Groupement Drôme Ardèche
                                    7 Square de la Visitation BP 403
                                    26004 Valence Cedex
                                    Tel : 04 75 43 24 94 Port : 06 08 57 14 30
                                    fnath.26-07@wanadoo.fr   
 
 
 

Y a t-il une vie professionnelle après l'inaptitude.

 

Cet été, Claude Guillermet s’est seulement autorisé une partie de pétanque avec ses amis. Tirer ou pointer ne fait plus partie de ses plaisirs depuis qu’il souffre d’une tendinite de l’épaule gauche, après avoir soulevé des caisses pour Eiffage pendant un quart de siècle. Son quotidien consistait à conduire un camion-grue. Mais pas seulement. Il alimentait en matériel les chantiers du géant du BTP. Ce sont ces tâches de manutention qui ont eu raison et ont provoqué son licenciement pour inaptitude. Le cas de Claude n’est pas une exception : 62% des répondants à une enquête de la Fnath (Association des Accidentés de la Vie), menées en 2016 auprès de 5000 millions de ses adhérents, ont été licenciés pour inaptitude après un accident ou d’une maladie d’origine professionnelle.

« Le mauvais cheval »

Comme neuf répondant à l’étude sur dix Claude souffre d’un trouble musculosquelettique (TMS). Il y a cinq ans, le médecin du travail avait déjà fait part à son employeur de la nécessité d’un changement d’un poste de travail au profit d’une activité sans manutention. En vain. « Les chauffeurs de camion benne ne voulaient pas conduire les camions grus parce qu’ils ne souhaitaient pas réaliser les tâches de manutention accolées au poste. Je les comprends, on ne se bat pas pour monter le mauvais cheva » ironise cet Isérois de 59 ans. Il ne vient pas non plus à l'idée de la direction de réfléchir à une réorganisation des tâches pour l'épargner.
Il y a trois ans, le diagnostic de la tendinite à l'épaule tombe. Cette fois, le médecin du travail le déclare inapte à tout poste manuel. La piste du reclassement est à peine empruntée : l'antenne locale d'Eiffage de Pont-en-Royans (Isère) ne compte que deux employés de bureau. Claude est alors licencié. Heureusement, il peut toucher le chômage pendant trois ans, avant son départ en retraite pour carrière longue, « si la loi ne change pas », espère-t-il. « La conseillère Pôle emploi ‘lui a dit qu'à son âge elle n'allait pas m'embêter, mais il n'y a rien d'écrit », ajoute-t-il. Pour l'heure, il perçoit 1400 euros net (contre 1800 quand il travaillait), complétés d'une petite rente liée à son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) fixé à 14%.

FORUM EMPLOI SENIORS :
Selon l'enquête menée par la Fnath auprès de ses adhérents, seulement 10% des personnes licenciées pour inaptitude remettent le pied à l'étrier. 

Rozen Le Saint
Santé & Travail n° 100 Octobre 2017.

 

 

 

 

Glyphosate. La prévention ne doit pas s’arrêter à la porte des exploitations !

Le Parlement européen a voté le 24 octobre une résolution non contraignante demandant l’interdiction de l’utilisation du glyphosate à des fins non professionnelles dès le 15 décembre 2017 et sa disparition d’ici à 2022. La commission européenne doit se prononcer aujourd’hui.
Le glyphosate, qui entre notamment dans la composition du Roundup de Monsanto, a été classé comme « cancérogène probable » pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer. Au-delà des cancers, des études n’excluent pas le lien entre l’exposition professionnelle et certaines pathologies chez les adultes, dont la maladie de Parkinson.
La FNATH souhaite que les expositions dans le cadre professionnel et non professionnel soient traitées de la même manière. Il n’est en effet pas normal que le Parlement européen propose l’interdiction du produit à des fins non professionnelles dès décembre 2017 et qu’il reporte dans le temps, c’est-à-dire dans 5 ans, l’interdiction de son utilisation à des fins professionnelles. Ce sont autant d’années pendant lesquelles le nombre de victimes professionnelles va s’allonger.
Si le Parlement considère qu’il faut interdire le glyphosate, cette interdiction doit être applicable pour tout le monde à la même date, sans exclure les personnes les plus exposées, c’est-à-dire celles qui l’utilisent à des fins professionnelles.  
La FNATH appelle à tirer les enseignements du scandale de l’amiante. Les tergiversations et pressions de toute sorte pour repousser l’interdiction de ce matériau présenté aussi à l’époque comme miraculeux ont conduit au plus grand drame sanitaire connu dans notre pays, avec des dizaines de milliers de victimes, qui attendent encore la tenue d’un procès pénal.
 

Sécurité sociale. Projet de budget en demi teinte

 


Hausse du forfait hospitalier de 2 euros (de 18 à 20 euros) -et hausse probable des assurances complémentaires santé-, prix du paquet de cigarettes à 10 euros dans 3 ans, onze vaccins obligatoires au lieu de trois pour les enfants ... voilà quelques décisions annoncées dans le projet de budget de la Sécurité sociale présenté fin septembre. Dans un contexte de baisse des déficits, à confirmer, le Gouvernement a choisi de décaler le retour à l'équilibre à l'horizon 2020
Trois des quatre branches du régime général sont en excédent ou à l'équilibre (accidents du travail,retraite, famille). Le candidat Macron a promis d'économiser 15 milliards d'euros : leshôpitaux devraient être mis
une nouvelle fois à contribution. Au programme : nouvelle promotion des médicaments générique, développement de l'ambulatoire...
Côté . recette, le gouvernement pourra compter sur la hausse de 1,7 point du taux normal de la CSG au 1er janvier. La FNATH a voté contre ce texte - au conseil de la CNAMTS.

Semaine pour l’emploi des personnes handicapées. Derrière le vernis d’une semaine de communication, une situation dramatique

 

La semaine pour l’emploi des personnes handicapées donne bonne conscience et espoir. Bonne conscience à toutes les entreprises et espoir aux personnes handicapées qui cherchent un emploi non précaire et pérenne. Mais la semaine terminée, les personnes handicapées restent confrontées au chômage de longue durée, à l’exclusion et à la discrimination.

La semaine pour l’emploi des personnes handicapées reste avant tout une action de communication. Une semaine de communication indispensable alors que tous les clignotants de l’emploi des travailleurs handicapés sont au rouge : le nombre de demandeurs d’emploi handicapés ne cesse d’augmenter, les licenciements pour inaptitude se multiplient comme le démontre une étude récente de la FNATH, les contrats aidés ont été réduits drastiquement laissant de côté nombre de travailleurs handicapés, une réforme du code du travail qui laisse de côté la politique de santé au travail…

Mais tout au long de l’année, les personnes handicapées doivent faire face à des discriminations.
En témoigne, par exemple, cet écrit d’un manager récupéré par hasard par un adhérent de la FNATH : « Pour les prochains inventaires ce serait sympa de pas nous refiler tous les handicapés du site : le magasin nécessite des personnes compétentes… ».
Ou bien encore ce témoignage d’une adhérente de la FNATH devenue handicapée en raison de son travail et à qui on reproche de « se cacher derrière son handicap pour travailler moins ».


Une priorité : le maintien dans l’emploi


Un accident ou une maladie peuvent conduire rapidement vers l’exclusion de l’entreprise. Selon une enquête menée auprès des adhérents de la FNATH, 67% des personnes n’ont pas repris son travail dans la même entreprise à la suite de leur arrêt de travail. Trop souvent l’apparition d’un handicap ou d’une maladie se traduit par une exclusion du monde du travail.

La FNATH met en place un observatoire

Avec le soutien de l’Agefiph et pour faire remonter la situation de la quinzaine de milliers de personnes accidentées de la vie qu’elle accompagne tout au long de l’année dans ses permanences, la FNATH met en place un observatoire sur l’emploi des travailleurs handicapés. Les parcours des personnes recueillis permettront, d’une part, d’avoir une photographie de la réalité des difficultés rencontrées par les travailleurs handicapés dans l’accès et le maintien en emploi, et, d’autre part, de faire dans quelques mois des propositions concrètes pour améliorer leur situation. Toute personne peut adresser son parcours à la FNATH (antenne.nationale@fnath.com).

Plus qu’une semaine de mobilisation, c’est une politique de l’emploi des personnes handicapées que la FNATH attend. 

Accès aux droits

Suicide
Dans un dossier suivi par le service juridique fédéral pour le groupement des Charente – Charente-Maritime, la FNATH vient de faire reconnaître par le TASS de La Rochelle que le suicide d’une personne à son domicile était bien en lien avec son accident du travail survenu quelques mois plus tôt, qui avait engendré un état de dépression et de fatigue (contexte de harcèlement moral).
 

Accès aux soins et droits des malades.

 


La FNATH a mené une enquête auprès de 5000 personnes handicapées et accidentées de la vie. Cette enquête monte notamment à quel point le coût des soins constitue un obstacle majeur d’accès aux soins. Ainsi, les deux-tiers (66%) des personnes interrogées, uniquement des personnes handicapées et victimes du travail, déclarent avoir reporté ou renoncé à la consultation d’un médecin. Les raisons invoquées sont pour 51% d’entre eux liés aux honoraires pratiqués et pour 49% liés à l’obligation d’avancer le montant de la consultation. Par ailleurs, 43 % des personnes ont dû reporter ou renoncer à des soins dentaires, 30% à l’achat de lunettes et 30% à l’achat de médicaments prescrits par leur médecin, car, mal remboursés.

Voir la totalité de l’enquête

Réalisé avec © Franceasso.org